Beni-Slimane: mise en eau du barrage d’irrigation

Les ministres des Ressources en eau et de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, respectivement Hocine Necib et Abdelkader Bouazgui, ont procédé dimanche à la mise en eau du barrage d’irrigation de Beni-Slimane, est de Médéa.

Les deux ministres qui avaient assisté, dans la matinée, à une rencontre nationale sur la mise en œuvre du programme d’extension des superficies irriguées, organisée au pôle universitaire de Médéa, se sont déplacés à Beni-Slimane où ils ont suivi, sur le site du barrage, des explications sur cet important ouvrage hydraulique, d’une capacité de 28 millions de mètres cubes, dont les travaux ont été achevés depuis déjà quelques semaines.

Le ministre des Ressources en eau a mis en exergue, à cette occasion, l’effort financier consenti par l’Etat dans le but de développer les cultures en irrigué dans le pays, révélant, dans ce contexte, que la dotation financière injectée dans la réalisation du barrage de Beni-Slimane et du périmètre d’irrigation, situé en aval de cet ouvrage, s’élève à 10 milliards DA.


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La construction du barrage de Beni-Slimane, confié à une entreprise nationale, a nécessité, selon le ministre, une enveloppe financière d’un montant de l’ordre de six (6) milliards de dinars, alors que l’aménagement du périmètre agricole, qui s’étend sur 2000 hectares, extensibles, a coûté au trésor public la somme de quatre (4) milliards de dinars, réalisé également par une entreprise nationale, a-t-il détaillé.

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelakder Bouazgui, a invité les responsables de la chambre agricole et les cadres du secteur de l’agriculture à redoubler d’efforts afin de rentabiliser ces deux projets et d’impulser une nouvelle dynamique agricole au niveau de cette région, qui fait partie de la plaine de Beni-Slimane.

« La réussite ou l’échec de ces deux projets dépendra de l’engagement et de l’implication des intervenants dans le secteur agricole, en premier chef, la direction de la chambre agricole, qui doit jouer le rôle de locomotive et d’élément fédérateur de l’ensemble des efforts et des potentialités que recèle la région », a estimé M. Bouazgui.

Il a annoncé, à cet égard, l’envoi, dans les tout prochains jours, d’une commission ministérielle qui aura pour mission d’encadrer et d’organiser les actions projetés par la chambre agricole et la direction des services agricoles, dans le but de donner un bon départ à ces deux projets, a-t-il indiqué.

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