Béjaïa: faiblesse des rendements agricoles

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a insisté dimanche à Béjaïa sur l’impératif d’améliorer les rendements agricoles de la wilaya, qui ne sont actuellement pas « à la hauteur des potentialités locales ».

Il y’a un énorme potentiel et du savoir-faire mais les rendements ne sont pas à la hauteur, a déclaré le ministre, exhortant les cadres locaux de son secteur à s’investir à plusieurs niveaux, notamment aux plans de l’organisation, de l’encadrement et de l’orientation.

Estimant à près de 38 milliards de dinars la valeur marchande de la production locale en 2016, la wilaya de Béjaïa peine à se hisser à la hauteur des attentes en dépit du fait qu’elle dispose d’atouts majeurs dans plusieurs filières, à l’instar de la production et de la collecte de lait cru (39 millions de litres en 2016), de l’huile d’olive (21 millions de litres) et de la figue (200.000 quintaux).

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Aussi, le secteur de le pêche demeure incapable de produire plus de 3.000 tonnes depuis une décennie malgré de nouvelles infrastructures, notamment l’aménagement de l’ancien port de Béjaïa, la construction de deux nouveaux ports, l’un à Ta-Ilef et l’autre à Beni-ksila, et l’aménagement de certaines plages d’échouage à différents endroits de la côte. Des investissements ont atteint 9,4 milliards de dinars, a-t-on indiqué.

Face à cette situation, le ministre a exprimé son mécontentement et a interpellé les responsables du secteur à se ressaisir et prendre les initiatives requises pour redresser la situation.

Le secteur des forêts semble le seul à avoir instaurer une dynamique pérenne, selon les constatations, étant le théâtre de plusieurs actions conjointes visant la rentabilité de ses ressources, notamment par la création de forêts récréatives dont deux sont déjà à stade avancé de mise en œuvre, l’exploitation du liège et du bois, l’installation d’activités économiques dans certains de ses périmètres (apiculture, arboriculture et greffage d’oléastres) ainsi que l’exploitation des plantes aromatiques et médicinales.

Lors de cette visite le ministre a passé en revue des vergers, des exploitations agricoles et des unités industrielles.

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