Banques à capitaux privés nationaux: seront-elles autorisées de nouveau?

khalifa

La question de création d’une banque par des investisseurs nationaux a été occultée depuis les scandales qui ont marqué le secteur bancaire, dont le plus retentissant est celui de la banque Khelifa. Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas permettre à des hommes d’affaires qui répondent aux conditions de constitution et d’agrément fixées par la loi sur la monnaie et le crédit et les règlements subséquents de la Banque d’Algérie, de créer une banque .
Comme l’ a souligné un intervenant  » faut il fermer l’autoroute à cause d’un accident ». Quelques hommes d’affaires connus sur la place qui ont tenté d’initier un projet dans ce sens se sont découragés, craignant, à tort ou à raison, qu’un refus non motivé ou non écrit leur soit signifié.
La constitution est claire sur ce point. L’article 43 de la constitution stipule que « La liberté d’investissement et de commerce est reconnue. Elle s’exerce dans le cadre de la loi.
L’Etat œuvre à améliorer le climat des affaires. Il encourage, sans discrimination, l’épanouissement des entreprises au service du développement économique national ». La constitution prévoit également des recours à l’encontre des actes des autorités administratives.
Il en découle que les investisseurs algériens, au même titre que les étrangers, ont le doit d’investir dans le secteur bancaire sous réserve, comme déjà souligné, de respecter les conditions fixées par la loi sur la monnaie et le crédit. Il appartient à la Banque d’Algérie de veiller ensuite au respect des règles de fonctionnement, de transparence des banques et de prévention des risques. La nouvelle Algérie, prônée par le gouvernement, verra certainement la mise en place de l’égalité de traitement de tous les investisseurs, et donnera lieu à la promotion de banques privée algériennes, à l’instar de ce qui existe dans les pays de la région.

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