Banque BIA (Paris) : la BEA sauve les meubles

La banque BIA, JV française entre la Banque Extérieure d’Algérie et la Libyan Foreign Bank, a réussi à redresser la barre au cours de l’exercice 2016, après plusieurs années de déficit.

Ainsi, on apprend que la BIA (Banque Intercontinentale Arabe) a réalisé au cours de l’année 2016, un résultat net de 2.446 millions d’euros, contre un résultat négatif de 2.570 millions en 2015 et un chiffre très proche pendant l’exercice précédent.

Depuis le début de la crise libyenne en février 2011, BIA a été déstabilisée, mais elle a fini par retrouver toute la sérénité au cours des deux dernières années. La BEA, qui aspirait à la création d’une nouvelle filiale en France, devrait plutôt développer l’activité de cette filiale, même s’il faudrait recourir à l’augmentation de sa participation dans le capital social.

Créée en 1975 au cœur de Paris, la Banque Intercontinentale Arabe a changé de raison sociale en 2005 pour devenir la Banque BIA.

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Destinée depuis son origine au renforcement et au développement des relations économiques et financières entre la France et les pays arabes, la Banque BIA s’est d’abord spécialisée dans les années quatre-vingts dans le financement des flux commerciaux entre la France et l’Algérie et la Libye.

Les années 2000 ont consacré l’amorce d’une nouvelle stratégie commerciale élargie à l’ensemble de l’espace méditerranéen ainsi qu’à l’Afrique sub-saharienne.

Ainsi la Banque BIA est-elle devenue une banque de référence en France et en Europe au service du développement des relations commerciales entre les deux rives de la Méditerranée.

Le capital de 158 100 000 euros est détenu à parité (50% chacune) par deux banques d’État, la Banque Extérieure d’Algérie et la Libyan Foreign Bank. Chacune d’elles est la première dans son pays et dispose de moyens financiers importants, étant notamment en charge des transactions sur les hydrocarbures vers les pays importateurs (Amérique du Nord, Europe, Asie). Elles assurent pour le compte de grandes entreprises de ces pays les relations financières avec la zone OCDE. Elles sont donc particulièrement soucieuses de leur réputation et de l’image de marque de leurs filiales, et spécialement de leur filiale française, la Banque BIA.

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