AOIM-Algérie: revoilà les migrants subsahariens

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Le représentant de l’organisation internationale pour la migration (OIM) en Algérie a confirmé que le pays voyait arriver chaque jour 500 migrants irréguliers. L’Algérie « reçoit quotidiennement plus de migrants que toute l’Europe », avait déclaré Paolo Giuseppe Caputo dans une interview donnée en novembre 2019 au  quotidien  »Le soir d’Algérie ».

L’Algérie est aujourd’hui considérée comme un important pays de transit pour les migrants subsahariens en route pour l’Europe. Son aisance financière relative fait aussi d’elle un pôle d’attraction ‘’Phénomène récurrent,  la migration subsaharienne vers l’Algérie est un problème, elle est essentiellement,Malienne et Nigérienne.  La pauvreté toujours plus importante et les foyers de conflits qui s’allument un peu partout en Afrique de l’ouest et  l’apparition de groupes djihadistes  au Mali et au Niger  ont accentué la migration transfrontalière  vers l’Afrique du Nord, région plus clémente  et aux portes de  l’Europe.

Les autorités Algériennes  ont longtemps occulté la réalité de la migration subsaharienne vers l’Algérie, considérant que les populations migrantes ne faisaient que transiter à travers le pays pour rejoindre l’Europe via le Maroc. La réalité des chiffres   fait état de la présence de plus 20 000 migrants subsahariens en situation irrégulière et réfugiés.  Ces chiffres difficilement vérifiable de faitde la mobilité des groupes risque d être revu à la hausse  la cause : l’instabilité au Sahel  « le problème de migration clandestine vers l’Algérie risque de perdurer en raison de l’insécurité qui prévaut dans les pays du Sahel » selon une source proche de ce dossier épineux.

Une  opération d’expulsion de migrants clandestins a nécessité l’apport d’un budget de près de 40 milliards de DA. Depuis quelques jours on commence à observer en effet, dans les rues d’Alger ,et de Boumerdes  des groupes de jeunes africains , déambulant  et mendiant auprès des passants. Sont-ils des rescapés de l’opération de   qui a permis le rapatriement de près de 250000 Nigériens dans leur pays ? Au vude la situation actuelle, sécuritaire conjuguée avec l’apparition du coronavirus  les autorités algériennes doivent redoubler de vigilance relève une source sécuritaire  sachant que «des réseaux criminels internationaux» exploitent ces personnes de l’aveu même du ministre nigérien de l’intérieur, Massaoudou Hassouni, qui en a fait la déclaration à Alger,en marge de l’opération de rapatriement  de sescompatriotes.  Au débutde 2020  plusieurs centaines de migrants subsahariens arrêtés ont été expulsés à la frontière avec le Niger .Ces bandes faisaient dans la traite des femmes et des enfants pour les utiliser dans la mendicité.

Désuétudes avancent que durant les années noires, à un moment où l’Algérie était durement frappée par le terrorisme, d’autres mouvements suspects de passeurs d’armes et de contrebandiers, en tous genres, ont commencé à prendre forme. Quémander n’est plus l’apanage des plus miséreux.C’est devenu un travail générant beaucoup d’argent constate l’ensemble des Algériens .

Des femmes viennent chaque jour changer entre dix mille et vingt mille DA  de petites monnaies contre des billets révèlent des commerçants, parfois c’est plus ‘’ce qui nous rend un sacré service en ces temps d’absence de monnaie’’ avouent-ils. À Boumerdes, chaque commune  possède ses groupes  dont l’activité principale n’est pas de chercher du travail, mais de tendre la main. Un phénomène croissant  qui s’est éclipsé pendant quelques mois mais revient en force depuis une dizaine de jours en plein crise sanitaire  dont certains savent tirer profit. Avec la reprise de l’activité commerciale ce phénomène, notable dans presque toutes les villes d’Algérie par ailleurs, prend des proportions énormes sur l’axe Alger-Boumerdes.

À toute heure, en tout lieu, et plus particulièrement aux feux de signalisation, des grappes de jeunes femmes et de moins jeunes, handicapés physiques pour certains, bien portants pour la majorité d’entre eux, tendent la main ou la sébile avec un mot sur toute les lèvres ‘’Sadaka’’ ne respectant aucune mesure barrière, sans bavettes  ces enfants se font parfois durement interpellés par les propriétaires de grandes surfaces comme constaté durant ce weekend.’’On a peur, ce n’est pas dans nos mœurs de fermer la porte devant les gens mais  aujourd’hui l’Etat doit réagir ‘’ avoue un gérant de grande surface.

Des familles entières  s’agglutinent sur lapénétrante de Dar El Beida profitant des embouteillages  entre 15h et 17h dans le sens de  Boumerdes apparemment le lieu est bien étudié,  des enfants en bas âge  assaillent les automobilistes dans cesnombreux bouchons de la circulation routière.

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