Allégations d’agression sexuelle : Ch.M, victime d’une « manipulation politique »

      Le président du Conseil de l’Ordre des avocats d’Alger, Me. Abdelmadjid Sellini, a déclaré, mercredi à Tipasa, que le mineur (Ch.M), à propos duquel des allégations d’agression sexuelle ont été répandues, est une « victime d’une manipulation politique qui ne présume rien de bon pour le pays », estimant que ces allégations « sont fausses ».

« Cet incident du mineur (Ch.M) comporte beaucoup de présomptions, ne présumant rien de bon pour le pays », a indiqué Me. Sellini dans des déclarations à la presse, en marge d’une rencontre à l’Ecole supérieure de la Magistrature de Koléa, soulignant que l’adolescent a « nié » durant son interrogatoire par le juge des mineurs, en présence de sa mère et de deux avocats désignés par l’Ordre des avocats, « avoir été victime d’une agression sexuelle, ou d’une forme de violence quelconque », en dépit de « l’insistance du juge durant cinq heures ».

Me. Sellini s’est, en outre, interrogé sur les « raisons de faire venir un mineur de la ville de Boufarik (Blida), pour passer une nuit en dehors de sa maison familiale et dans une villa de la région d’Ain Benian (Alger), en compagnie de cinq personnes âgées entre 22 et 29 ans, c’est-à-dire des adultes, puis le faire participer à des marches et manifestations », tout en exprimant ses regrets à l’égard de cet incident, qu' »il y’a lieu de blâmer et de dénoncer », a-t-il estimé.

« Les faits prouvent que le mineur est une victime d’une manipulation politique qui ne présume rien de bon pour le pays », a, encore, réitéré Me. Sellini. « Me concernant je n’ai aucun doute qu’il existe des parties externes qui veulent créer une crise sociale en Algérie », a-t-il assuré, en outre.

A noter que le Procureur général près la Cour d’Alger, Sid Ahmed Mourad a indiqué, lundi soir, que le jeune mineur Ch.M « a refusé de subir un examen médico-légal approfondi », faisant état de « l’ouverture d’une enquête avec les personnes qui étaient avec lui le jour de l’incident.

Il a signalé l’application des procédures légales, après confirmation de l’identité du mineur et de son âge réel, en le faisant d’abord examiner par un médecin légiste, avant sa remise à sa mère. Sachant que l’examen, réalisé, le jour même, par le service de médecine légale du CHU Mustapha Bacha, n’a décelé aucune violation commise sur le mineur.

 

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