Reportage : dans les fermes de Aîn El Hammam

akbil

Par Méhana .B

La jeunesse de la commune d’Akbil (Aïn El Hammam) n’est pas restée bras croisés à se lamenter face au chômage. Elle semble même s’être distinguée en s’investissant très tôt dans des créneaux où elle s’est tant bien que mal taillée un place qui lui est reconnue aujourd’hui. Il y a d’abord  le transport, un domaine auquel beaucoup ont pu avoir  accès en effectuant des prêts ayant servi à l’achat de fourgons  ou en se faisant aider par des parents anciens moudjahid ou tout simplement émigré.

Sans emploi, la catégorie des  non diplômés a préféré elle verser dans l’élevage.  Elle englobe y compris la tranche d’âge ayant dépassé la trentaine.   Dans l’élevage de vaches laitières B.Hyder, la quarantaine,  passe pour être un exemple de réussite. Ses proches affirment qu’il aurait passer une bonne partie de sa vie à travailler comme manœuvre au village.  Poussé par sa famille,  il tente sa chance en 2014   et investit dans une petite  ferme spécialisée dans l’élevage de vaches laitières.

Un financement de, 170 millions, et un prêt  bancaire, 260 millions de centimes, lui fournissent l’occasion de se lancer tête baissée. Il procède à l’achat de  10 vaches laitières. «  J’en ai perdu 4, qui sont mortes, sinon, je ne regrette pas d’avoir crée ce hangar et ce cheptel », nous confira t-il. Mais comme tout mon cheptel est assuré, je peux dire que je n’ai subi aucune perte du fait que j’ai été remboursé (…) maintenant j’ai une    vingtaine de vaches , c’est moi qui fait tout le travail , pour la traite c’est aussi moi , il y a les machines à traire, c’est moi qui nettoie mon écurie , c’est moi qui donne à manger à tout mon cheptel petit et grand , et c’est moi aussi qui prend mes vaches pour les faire paitre surtout en cette période ou l’herbe». Il poursuit :   « je ne regrette pas et je n’ai pas perdu mon temps, durant cette période, j’ai vendu prés de 60 veaux qui sont le produit de mes vaches».            Autre produit de taille récolté chez ses vaches : le lait, 250 litres    vendues un jour sur deux. Quand au lait caillé ,il dit ne pas produire , de même  que le beurre «  que je fais sur commande lorsque quelqu’un me fait une commande quand il compte organiser une fête de mariage , vous savez que chez nous en Kabylie , beaucoup utilisent du beure de vache durant la fête , donc quand il y a commande je réserve a celui qui m’a fait la demande ce dont il a besoin».  Avant le quitter, il confie : 200 litres de lait seront distribués au village durant ce mois de ramadhan…

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