Aigle Azur : 20% réservés à des lignes d’obligation de service public

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L’Etat français aurait réservé 20% des 9150 créneaux de la défunte compagnie aérienne Aigle Azur à l’aéroport de Paris-Orly, pour les attribuer à des lignes d’obligation de service public.

Espérée début novembre, la distribution par la COHOR, l’ « Association pour la coordination des horaires » créée en 1995, des quelque 9150 créneaux de vols rendus disponibles à l’aéroport d’Orly par la liquidation d’Aigle Azur a été reportée au mois prochain. Et selon La Tribune, l’Etat aurait officiellement préempté dans le « pool de slots » environ 1800 créneaux de vol, ce qui correspondrait à 2,5 vols quotidiens. Cette préemption maximum lui permettrait de multiplier les lignes sous OSP (obligation de service public) afin de faciliter le désenclavement de certaines régions.

Dans une plateforme où le nombre de décollages et atterrissages est plafonné à 250.000 par an, les compagnies aériennes françaises ou étrangères devraient donc se partager seulement 7300 créneaux, l’équivalent de dix rotations par jour selon le quotidien économique. Les règles européennes de la concurrence prévoient un « partage à 50-50 entre les nouveaux entrants et les compagnies déjà présentes à Orly », avec un objectif de renforcement de la concurrence ; le groupe Air France par exemple ne peut acquérir la moitié des créneaux disponibles (hors aménagement du territoire, il contrôle déjà 47,6% des créneaux d’Orly). Pour les nouveaux entrants, priorité sera donnée selon le quotidien aux compagnies aériennes demandant des créneaux sur des lignes dans l’UE où « moins de trois opérateurs sont présents » (avec obligation d’assurer ces routes pendant deux ans au moins).

Une trentaine de compagnies aériennes sont présentes à Orly, parmi lesquelles Air France, HOP et Transavia, Air Caraïbes, ASL Airlines, Chalair, Corsair, French Bee, La Compagnie mais aussi Air Algérie, Royal Air Maroc, TAP Air Portugal ou les low cost easyJet, Level, Norwegian et Vueling. Des candidatures ont déjà été déposées par Air France, Transavia, ASL Airlines, Air Algérie et les low cost Transavia et Vueling.

Rappelons qu’avant sa faillite, Aigle Azur représentait en particulier 28% de parts de marché entre la France et l’Algérie – où 350 de ses 1150 employés étaient basés.

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