Agriculture saharienne: des perspectives prometteuses

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Par Rabah Kahouadji

A la faveur des nouvelles orientations du président de la république, les responsables du département ministériel de l’agriculture et du développement rural se sont engagés dans le cadre du plan d’action du gouvernement à prendre en charge toutes les préoccupations, notamment liées à l’encadrement technique et à la gestion des activités agricoles pour la promotion de l’agriculture saharienne et de montagne.

Pour ce faire,un train de mesures vont être mise en oeuvre d’un programme spécifique incluant également les régions frontalières,les Oasis et les zones de pâturage,tout en renforçant  les mécanismes de soutien destinés à l’utilisation des énergies renouvelables. Quant aux indicateurs économiques des régions sahariennes,le ministre de l’agriculture et du développement rural a déclaré jeudi dernier à l’APN, que le taux de contribution à la production agricole a atteint une valeur ajoutée d’environ 21.6 % soit 755 milliards de dinars algériens de la production nationale.

Les produits agricoles les plus importants ont connu une augmentation significative grâce à la grande valeur de la phoeniciculture , dont la superficie totale  actuelle est de l’ordre de 164 000 hectares avec une production estimée à 11.2 millions de qx de dattes et les cultures maraîchères qui occupent  une superficie d’environ 60 60 hectares avec une production estimée à 35 millions de qx.

D’autre part,les 16 wilayas qui englobent les territoires du sud du pays,ont bénéficié d’une couverture financière en 2018, estimée à 4.6 milliards de dinars alors que 4.2 milliards de dinars ont été réservés aux opérations de développement de l’élevage des chameaux et des chèvres.Aussi, pour l’année 2020 un budget de l’état estimé à 400 millions de dinars algériens a été alloué pour le soutien matériel  des jeunes éleveurs et des investisseurs dans le secteur agricole.

Les autres  programmes exécutés par les pouvoirs publics, que ce soit ceux qui concerne le services agricoles ou les autorités locales, comprennent une politique de soutien et d’accompagnement pour l’utilisation de l’énergie électrique. Quelques  3500 hectares sont couverts actuellement par le programme de mobilisation des ressources en eau avec un soutien financier oscillant entre  50 et 60 % par rapport au coût total des équipements installés.Il s’agit également  d’élargir la superficie exploitée à 700.000 hectares à l’horizon 2035 hectares puisque le but final recherché est de renforcer l’équilibre du système national de production et la stabilité des produits agricoles conformément aux changements climatiques et aux objectifs de la sécurité alimentaire.

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