Agriculture: quand Bouazgui perd la boussole

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Allergique à leur réussite ou management catastrophique, le Groupe du Génie Rural (GGR) dépendant du ministère de l’agriculture vit un malaise qui n’en finit pas.

La faute à l’intronisation par le ministre de l’agriculture, Abdelkader Bouazghi d’un ancien gendarme retraité à la tête de ce groupe public stratégique. Le ministre et le gendarme se sont connus à Blida lorsque le Ministre y était Wali.

Le Groupe du Génie Rural regroupe plusieurs entreprises régionales en charge des semences, de l’horticulture, du liège et des espaces verts. Ces entreprises régionales sont parmi les rares entreprises publiques qui sont bénéficiaires au sein des entreprises nationales. Malgré cela, ce sont les seules entreprises nationales qui jusqu’à la mi-2018 n’avaient toujours pas bénéficié des alignements de salaires décidées par le CPE et qui, en plus, voient leur prime variable, relative aux bénéfices, érodée de 70 à 20%, selon la seule décision du groupe public, le GGR.

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La proximité avérée entre le P-dg du GGR et le ministre de l’agriculture confère au premier toute la latitude pour éliminer les éléments non dociles : le P-dg de l’entreprise régionale d’Oran a été remercié, celui du Djurdjura aussi et le tour des autres ne sauraient tarder comme le PDG du GGR aime le crier à qui veut l’entendre.

Ces agissements ont créé un climat délétère au sein de cette corporation : comment des professionnels du secteur peuvent-ils être dirigés par un ancien gendarme qui, plus est, aurait été révoqué de ces précédentes affectations (Skikda et Blida) pour des motifs troublants.

Les résultats positifs de ces entreprises ne sont pas le fruit d’un travail de six mois : le labeur a commencé, il y a longtemps et grâce à eux ce sont des TPE et PME locales qui profitent de cette bonne gouvernance et stratégie. Il apparaît que le GGR serait plus enclin à travailler avec des importateurs, à l’image de ce qui se pratique par le ministre de l’agriculture, qui avait promu les concessions agricoles aux profits des étrangers, refusé justement par le Président de la République.

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