Agriculture: élaboration d’une feuille de route

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Une sécurité alimentaire est le meilleur garant d’une sécurité nationale. Telle est la feuille de route sur laquelle planchent actuellement les services développement de l’agriculture en collaboration avec plusieurs secteurs concernés, comme les Finances, l’Energie, les Transports, le Commerce et les Ressources en eau,  pour en dégager une nouvelle stratégie et les mécanismes de sa mise en œuvre sur le terrain.

Cinq ateliers thématiques sont organisés au niveau des instituts techniques, auxquels prennent part 160 experts et cadres, avaient précédé la conférence nationale en cours sur le développement de la filière céréalière.

Aujourd’hui, en Algérie, la valeur de la production agricole des céréales a dépassé 220 milliards DA en 2018 dont 141 milliards DA de blé dur. Aussi, la valeur de la production de cette filière représentait 7,5 % de la production agricole globale du pays, offrant plus de 1,2 millions de postes de travail auxquels s’ajoutent les postes d’emploi au sein des entreprises activant dans l’industrie manufacturière primaire (minoteries de céréales et de farine) et secondaire (confiserie et de pâtes alimentaires).

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Avec la fermeture d’une cinquantaine de minoteries qui activaient hors cadre juridique, c’est l’occasion de resserrer les boulons des mécanismes de production des céréales en Algérie, partie phare du secteur primaire, le plus important, l’agriculture.

600 exploitations agricoles activent dans la production céréalière sur une superficie de 3,5 millions d’hectares, soit 41% de la superficie agricole utile ; malgré cela, la production céréalière demeure en-deçà des attentes, ne dépassant pas 41 millions de quintaux durant la période 2013-2018, ne suffisant pas à couvrir les besoins de consommation en la matière.

Le ministère escompte mettre à la disposition des agriculteurs les matériels et les équipements agricoles adaptés aux différentes cultures et régions agricoles dans le cadre de la modernisation des systèmes de production agricole et l’intensification et l’amélioration de la qualité de production à travers l’automatisation des cultures et la réduction du taux de détérioration des récoltes.

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