Agriculture au Sahara : un ministère sur mesure

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Depuis deux années au moins, les produits agricoles du Sahara font des résultats inimaginables. Rien que pour Biskra, El Oued et Adrar, c’est pratiquement la moitié de ce que les villes du littoral ont consommé en 2019. Mieux encore, la production agricole a été telle que les paysans des régions sahariennes ont exigé que soit mis à leur disposition des aires de stockage frigorifiées afin de conserver plus longtemps leurs productions.

Le nouveau président de la République, grand connaisseur des régions sahariennes pour y avoir longtemps séjourné et travaillé, a mis sur pied un ministère délégué chargé de l’agriculture saharienne et des montagnes, à sa tête Foued Chehat, pour prendre en charge une agriculture qui promet une sécurité alimentaire au pays, a un moment où les hydrocarbures, soumises au jeu des stratégies des puissances, ne le permettent plus.

Si l’agriculture saharienne et des montagnes promet, elle reste tributaire de plusieurs paramètres qu’il faudrait songer à solutionner ; il s’agit de la disponibilité de l’eau, principale outil de production, mais aussi des systèmes d’irrigation, des aires de stockages et des transports des marchandises au nord du pays, principal consommateur de la production saharienne, et il faudrait aussi penser à exporter vers les pays limitrophes.

La pomme de terre algérienne est déjà vendue en Mauritanie et au Mali. Mais d’autres produits ont enregistré des excédents, comme la tomate, le poivron, la salade, l’oignon et l’ail, et auxquels il faudrait une politique orientée a l’international aussi.

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