Abdelaziz Belaïd: un sérieux outsider dans les starting-blocks

aziz belaid

Premier chef de parti à être consulté par le Panel dit de l’Instance de médiation et du Dialogue, Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbal, se pose aujourd’hui, à la lumière de tout ce qui a été établi, comme un sérieux concurrent pour la prochaine élection présidentielle.

Ce qui ressort déjà de son entrevue avec Karim Younès, coordonnateur de l’Instance de médiation et du Dialogue, c’est son engagement pour un dialogue national sans exclusive, la tenue d’une élection « transparente et régulière », pour élire un président de la République, édifier un Etat de droit et concrétiser les principes d’une démocratie réelle », selon ses termes lors d’une conférence de presse conjointe avec le coordonnateur de l’Instance de médiation et du Dialogue, Karim Younes.

Se mettant dans les habits d’un politicien rassembleur plutôt que dans ceux d’un chef de parti revendicatif, il a appelé tous les acteurs politiques et les organisations de la société civile à participer au dialogue afin de sortir le pays de la crise qu’il traverse , mettant en relief les efforts de l’institution militaire pour préserver la sécurité et la stabilité du pays.

Fédérateur, comme le veut le slogan de son parti, créé en 2012, avec ses trois mots d’ordre « dialogue, stabilité et développement », il est constant dans sa démarche, toujours s’inscrivant dans la droite ligne de la légalité, comme il est le premier à dire oui et à s’engager pleinement dans le dialogue national.

Deux mois après le début du hirak, après la chute du système Bouteflika, Belaïd a accepté d’être reçu par le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, affirmant s’en tenir à une application stricte de la Constitution, et rejetant ainsi toute forme de transition et se déclarant prêt à participer à l’élection présidentielle qui était alors prévue pour le 4 juillet 2019, avant d’être annulée pour les motifs que l’on connait.

N’ayant été ni la coalition des Quatre, ni dans l’opposition stérile, il garde une démarche faite de constance et de régularité, ce qui lui a permis d’engranger, en peu d’années, de bons résultats politiques, que les élections législatives et communales ont confirmé depuis lors. Vu sous cet angle-là, Belaïd se pose aujourd’hui comme un redoutable concurrent sur lequel il faudrait compter et aussi en  sérieux présidentiable.

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