5e mandat de Bouteflika: les financiers sur le gril

Sellal

On estime le financement « dans l’opulence et la brillance » du 4e mandat présidentiel à près de 1000 milliards de centimes. Une très grande partie de cet argent provient d’hommes d’affaires, qui donnent, puis en reçoivent « un retour d’ascenseur », aussitôt l’élection réussie.

Les fonds réunis pour le 5e mandat pouvaient bien avoir dépassé les 1000 milliards de centimes ; le hirak a chambardé tout le programme du « clan » présidentiel. Les fonds étaient restés éparpillés de-ci de-là, et aujourd’hui plus personne ne semble y prêter une trop grande attention. Mais pas la Justice, qui vient de rouvrir le dossier.

Ahmed Mazouz n’est pas celui avec qui le dossier a été rouvert. Mais il est certainement celui chez qui le financement de la campagne a été le plus visible, puisque 44 milliards de centimes destinés à la campagne pour le 5e mandat ont été bloqués sur un compte bancaire lui appartenant et destinés à cet effet.

C’est dans le cadre de l’enquête ciblant le Groupe Mazouz et sa filiale de montage automobile Eurl GM Trade, que le compte de la somme affectée à la campagne électorale pour un 5e mandat de Bouteflika a été exhumé.

Combien d’autres hommes d’affaires sont-ils de la partie ? On en connait beaucoup, à commencer par Haddad et la clique, mais plusieurs demeurent dans l’ombre. Ce sont eux que la Justice, dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’argent sale, tentera de débusquer les prochains jours.

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