4e jour du procès de l’automobile: l’ombre de Bouteflika plane sur le dossier

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L’ombre de Abdelaziz Bouteflika et de Abdeslam Bouchouareb plane lourdement sur le dossier automobile jugé en appel à la Cour d’Alger depuis ce dimanche. Hier, quatrième journée du procès, des témoins de la partie civile ont lourdement accablé l’ancien ministre de l’industrie en fuite l’accusant d’avoir soumis des hommes d’affaires à un véritable chantage pour l’acceptation de leurs dossiers.
Aichabou Abderrahmane et Abdelhamid, deux concessionnaires automobiles représentants entre autres la marque KIA ont déclaré au juge que Bouchouareb avait exigé la somme de 15 milliards pour l’approbation de leurs projet.
«Bouchouareb se comportait en maître des lieux et Abdelmalek Sellal nous a fait savoir qu’il ne pouvait rien contre lui, le ministère de l’industrie était alors comparable à un nid à scorpions».
Le même aveu avait été fait par le chef du gouvernement qui a aussi insinué que le comportement de Bouchouareb était du à l’impunité dont il jouissait: «il était inutile que je m’en plaigne, je savais qu’ils n’agiraient pas contre lui» a ajouté Sellal au juge.
Tout comme Ahmed Ouyahia, l’ancien chef du gouvernement a aussi chargé Abdelaziz Bouteflika «qui était informé par son frère de tout ce qui se passait».
Des appels très nets à la comparution de l’ex président de la république ont été lancés par les deux premiers ministres condamnés à quinze (Ouyahia) et douze ans (Sellal) par le tribunal de Sidi M’hamed.  La stratégie de défense des accusés intervient au moment où de plusieurs personnalités politiques estiment nécessaire le jugement de l’ancien chef de l’État.