45éme anniversaire de l’UNPA: un syndicat en désuétude

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Contrairement aux années précédentes, les cérémonies relatives à  la célébration du 45e anniversaire de la création de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) correspondant au 26 novembre de chaque année, se sont déroulées en  catimini pour la simple raison  qu’aucune  information officielle annonçant le programme de cette mémorable date n’a fait l’objet d’une diffusion dans les médias.D’ailleurs, la presse qui a été destinataire d’une invitation pour couvrir cet ce soit disant évènement ont été très abasourdis une fois leur présence sur les lieux des festivités car au même moment les responsables de l’UNPA ont pris le soin d’opter pour une autre domiciliation inconnue. Pas que, au grand dam des  journalistes qui ont pris la peine de se déplacer sur place,  aucune information ne leur  parvenue pour les diriger sur la nouvelle destination. Aussi, l’inamovible  secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), Mohamed Alioui, n’a pas pris la peine de s’adresser à la presse pour leur présenter son billet d’absence. Ce dernier est sorti de sa réserve comme par hasard le 16 novembre dernier, la veille du lancement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, alors qu’il avait disparu « des écrans radars « , depuis l’annulation du 5ème mandat et la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril dernier. A cette occasion il n’a pas manqué d’appeler la population rurale  et notamment les paysans algériens  à une large mobilisation pour « la réussite » de l’élection présidentielle du 12 décembre.

Cette information a été rapportée par l’agence officielle APS lors d’une réunion tenue au siège de l’UNPA, à laquelle ont assisté les secrétaires des unions de wilayas, des présidents de fédérations, Alioui a exhorté les agriculteurs et les paysans algériens à une « large mobilisation pour la réussite des élections du 12 décembre » et à s’exprimer de manière « libre et transparente » afin d’élire le futur président de la République.

Le plus surprenant c’est qu’il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, pour dresser un bilan des plus catastrophiques sur la gestion de ce secteur névralgique de la sphère économique nationale. En fin connaisseur des affaires du monde agricole et rural, Alioui est un homme qui n’est pas très bavard car ses apparitions publiques sont  très rarement médiatisées.

Lors de ses orties médiatiques, le SG de cette importante organisation de masse a souvent  relevé que le mal de notre agriculture réside  principalement dans le fait que les décideurs qui ont occupé différentes responsabilités dans ce pays, notamment ceux de l’agriculture, qui n’ont pas profité des années phares de la manne des hydrocarbures pour investir en particulier dans l’hydraulique agricole comme la construction de barrages par exemple.

Mais avec le changement de la donne politique en Algérie (Hirak), les choses ne sont plus en faveur du maintien dans leur poste  de ces responsables du plus grand syndicat des agricultures. L’avenir de cette organisation a grand besoin d’un véritable « lifting » en commençant par le rajeunissement de son premier  responsable…

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