Exclusif: l’espagnol Abdengoa va abandonner les usines de Tenes et Hassi R’mel

Confronté à d’énormes difficultés financières, le groupe espagnol Abdengoa compte se détacher de plusieurs investissements à travers le monde, dont l’usine de dessalement d’eau de mer de Tenes et la centrale hybride de production d’énergie électrique de Hassi R’mel.

La décision de désinvestissement devrait être mise sur la table de l’assemblée générale du groupe, prévue le mois prochain.

On ignore cependant si le groupe espagnol est en relation avec d’éventuels repreneurs de ces investissements.

La loi de finance complémentaire de 2009, prévoit le droit de préemption que devrait exercer le gouvernement, en cas de cession d’actifs de la part de sociétés étrangères au profit d’autres opérateurs étrangers.

Le groupe espagnol est impliqué, depuis juillet 2011, dans la station hybride (gaz-photovoltaïque) de Hassi R’mel qui produit 150 MW d’électricité, dont 30 MW sont issus du processus photovoltaïque.

La joint-venture qui gère cette centrale électrique est composée d’Abener (filiale d’Abengoa51%), Neal (filiale de Sonatrach, Sonelgaz et SIM; 20%), Cofides (15%) et Sonatrach (14%). L’investissement total, qui a atteint 315 millions d’euros, a été financé à 80% par un consortium dirigé par la BEA et à hauteur de 20% par les actionnaires. Abener avait décroché le projet pour un prix de cession du KWh proposé à 3,122 DA.

Quant à l’usine de dessalement d’eau de mer de Tenes, c’est l’autre filiale Befesa d’Abdengoa qui la gère depuis 2008.

La centrale procède au dessalement de 200 000 m3 / jour par la technologie de l’osmose inverse,  pour un investissement global sera de 231 millions de dollars, financé à 80% par un consortium de banques algériennes. Abdengoa détient 49% de participation dans cette usine contre 51% détenue par une JV de Sonarach et de Sonelgaz.