10è vendredi de protestation contre les symboles du système

 Les marches pacifiques réclamant le changement radical et le départ de tous les symboles du système se sont poursuivies, pour le dixième vendredi consécutif, à Alger et dans les différentes wilayas du pays.

En cette journée printanière, la mobilisation n’a pas faibli, comme ce fut le cas à Alger où des dizaines de milliers de citoyens ont pris d’assaut, dès le matin, les principales artères avant de se regrouper, comme à l’accoutumée, au niveau de l’esplanade de la Grande Poste et de la Place Maurice Audin.

Venus seuls, en groupes ou en familles, les manifestants, dont certains drapés de l’emblème national, ont scandé des slogans revendiquant le changement radical du système et exprimant leur rejet à toute initiative s’inscrivant contre la volonté du peuple, ont constaté des journalistes de l’APS.

Vers les coups de 14h, juste après la prière du vendredi, des groupes de citoyens se sont ébranlés vers le centre de la capitale, constituant une véritable marée humaine, tout en scandant les slogans habituels à l’instar de « Silmya Silmya » (pacifique, pacifique…) et « partez tous ».

Les manifestations de ce vendredi interviennent suite à l’ouverture d’enquêtes et de poursuites judiciaires contre des hommes d’affaires et d’anciens responsables politiques impliqués dans des affaires de corruption et de dilapidation de deniers publics.

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« S’opposer à la volonté du peuple est une trahison », « Nous voulons une transition réelle et démocratique et une justice indépendante » sont autant de slogans entonnés par les manifestants venus des différents quartiers de la capitale.

=Scènes d’expression et débats politiques improvisés=

En plus de ces slogans, les manifestants ont insisté sur la préservation de l’unité nationale à travers des pancartes sur lesquelles on peut lire « L’armée, tous les corps de sécurité et la justice sont issus du peuple », tout en entonnant « Djeich-chaâb khaoua khaoua » (Armée et peuple sont frères).

Des scènes d’expression ont été improvisées par des citoyens, au niveau de l’esplanade de la Grande Poste, qui ont tenu à démontrer leur attachement à l’organisation d’élections libres et transparentes. D’autres ont initié des débats sur la situation politique que traverse le pays, offrant la possibilité aux participants de faire des propositions de sortie de crise.

Les manifestants, qui brandissaient fièrement l’emblème national et reprenant en chœur des chants patriotiques, ont également insisté sur le « départ de toutes les figures qui représentent le système et le refus de son recyclage », citant notamment le Premier ministre, Noureddine Bedoui ou encore le Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah.

Pour le second vendredi consécutif, le Tunnel de la Faculté, au niveau de la Place Maurice Audin, a été fermé par un dispositif sécuritaire important. Pour éviter tout éventuel dérapage, des jeunes volontaires ont formé une haie d’honneur entre les services de l’ordre et les manifestants au niveau de cet endroit devenu emblématique au fil des semaines.

Les manifestants se sont dispersés avant 18h00, un peu plus tôt que d’habitude, cédant la place aux jeunes qui se portent bénévoles pour nettoyer les lieux, faisant ainsi montre d’un sens élevé de citoyenneté et de civisme.

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